Présentation de la fédération

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Fédération
Formation aux sciences de la fusion et des plasmas chauds

Afin de mettre en réseau les formations spécialisées sur la fusion et plus généralement sur les plasmas chauds et de leur assurer une cohérence et une visibilité en particulier à l’international, une fédération “Formation aux sciences de la fusion et des plasmas chauds” (FedSFPC) a été mise en place  à la rentrée académique 2020. Elle vise à préparer des scientifiques et des ingénieurs de très haut niveau, français ou étrangers, aptes à s’investir dans les programmes concernant les recherches ces thématiques, dans ses aspects fondamentaux comme dans l’exploitation scientifique et technique des grands équipements associés.

Le 17 mai 2006, les trois universités de Provence, de la méditérranée, et Paul Cézanne rassemblées actuellement dans Aix-Marseille Université, l’université Henri Poincaré et l’Institut National Polytechnique de Lorraine rassemblés actuellement dans l’Université de Lorraine, l’Université de Bordeaux, L’Université Pierre et Marie Curie, l’université Paris-Sud, l’Ecole Polytechnique et le CEA/INSTN, ont signé une convention de partenariat créant une fédération de « Formation aux Sciences de la Fusion », dont les caractéristiques sont rappelées ci-dessous.

Sur la base de cette précédente convention et de ses avenants signés en 2007, 2010 et 2015, les différentes institutions d’enseignement supérieur se sont concertées afin de rédiger une nouvelle convention portant création à la rentrée académique 2015 d’une fédération des sciences des plasmas et de la fusion. Les thématiques concernées relevaient des plasmas, dans leurs aspects théoriques, de simulation et expérimentaux, d’une part, et des technologies qui contribuent à les créer, les confiner, les chauffer, les contrôler, les diagnostiquer, d’autre part, et qui intéressent nombre de disciplines scientifiques connexes (matériaux de structure, magnétisme cryogénique, électrotechnique, robotique, mesure et diagnostics, méthodes de simulation numérique, …). Cette fédération a été signée pour une durée de cinq ans et est arrivée à échéance fin août 2020.

Objectif de la FedSFPC

La collaboration structurée ainsi a les objectifs suivants :

  • mettre en réseau, au niveau national, les formations dédiées aux sciences de la fusion et des plasmas chauds ;
  • promouvoir les parcours thématiques constituant des deuxièmes années de master (Master 2) associées à ces thématiques ;
  • permettre aux étudiants desdites formations l’accès aux grands instruments de recherche du territoire national, en s’engageant à : assurer l’encadrement pédagogique associé lors de périodes d’enseignement prévues dans le planning des formations permettant le regroupement des étudiants, et en amont enseigner aux étudiants les prérequis leur assurant de bénéficier de la valeur ajoutée de ces instruments ;
  • s’engager sur une recherche de haut niveau dans les domaines scientifiques et technologiques de la fusion et des plasmas chauds ;
  • développer des collaborations avec les universités à l’intérieur et hors de l’Union Européenne et constituer un point d’entrée majeur pour le fonctionnement de ces collaborations ;
  • accompagner de façon coordonnée d’autres formations doctorales ou post-doctorales, en offrant des enseignements spécifiques.

Fédération Formation aux sciences de la fusion

La création de cette fédération remontant à mai 2006 est fortement corrélée à l’arrivée des grands équipements de la fusion sur le territoire national . Cette arrivée demandait une réflexion quant à l’accompagnement par la formation. Après une année 2005 de concertation avec l’ensemble des enseignants et chercheurs, les établissements ayant des formations aux plasmas avaient souhaité :

  • créer une fédération d’établissements d’enseignement supérieur destinée à mettre en place et à gérer une formation aux sciences de la fusion ;
  • coordonner, promouvoir, animer et gérer la spécialité de master « Sciences de la fusion » habilitée conjointement par les Membres, dont le démarrage était prévu au plus tard pour l’ensemble des sites à la rentrée universitaire 2007 ;

Cette Fédération a permis de coordonner un dispositif permettant à des étudiants de se regrouper pour un mois chaque année pour des cours avancés sur les sites de Bordeaux et de Cadarache.

En sus des membres partenaires, des écoles d’ingénieur sont devenues des membres associées le 15 mars 2007 en signant une convention d’association avec les établissements partenaires du site où elle étaient localisées. Ces écoles devant membres associés s’étaient engagés à :

  • Informer les élèves sur la possibilité de suivre en double cursus la spécialité “Sciences et de la fusion” et sur le contenu des enseignements
  • Autoriser l’inscription d’élèves de l’École, à l’issue de leur deuxième année de formation d’ingénieur, aux cours de la spécialité de master (M2) “Sciences de la fusion” (ci-après le « Master ») leur offrant la possibilité de se voir décerner, en plus du diplôme d’ingénieur de l’École, le diplôme de Master délivré par l’un des Membres.

Interaction avec d’autres entités

Au niveau européen, plusieurs initiatives, actions et projets dans le domaine de la formation, tant au niveau Master que Doctoral, ont été initiées en lien avec le lancement du projet ITER :

  • le Master Erasmus mundus Fusion-EP, porté par UL, AMU et INSTN aux côtés de Universiteit Ghent (Belgique, coordinateur), Universität Stuttgart (Allemagne), Universidad Carlos III et Universidad complutense à Madrid (Espagne) ; ce programme de deux années lancé en 2006 a été reconduit en 2019 avec deux voies Science de la fusion et Ingénierie de la fusion. Un étudiant venant en France lors de la 2e année de son parcours (au cours de ses deux ans, il doit passer par trois institutions dans au moins deux pays européens) aura un cursus mutualisé avec le M2 SFP ;
  • le Collège Doctoral Erasmus mundus Fusion-DC, porté par un consortium dont font partie plusieurs partenaires français (UL, CEA, AMU) ;
  • l’association FUSENET (pour FUSion Education NETwork) coordonnant toutes les activités de formation aux sciences de la fusion magnétique à l’échelle européenne ;
  • le consortium EUROFUSION qui coordonne l’effort européen vers la production d’électricité par fusion.

Toujours au niveau européen, a été initié récemment un programme en lien avec les plasmas chauds créés par laser :

  • le Master Erasmus Mundus Lascala (Large scale Accelerators and lasers), financé par la commission européenne depuis l’été 2020 et réunissant quatre universités européennes : Université La Sapienza (Italie), Université de Szeged (Hongrie), Université de Lund (Suède) et Université Paris-Saclay (coordinateur).